Étiquetage des produits

À l’heure actuelle , au Canada, les consommateurs n’ont pas suffisamment d’informations en vertu des règlements d’étiquetage des aliments pour évaluer les facteurs de bien-être animal lors de l’achat de produits d’origine animale (viande, fromage , lait, beurre, œufs) ou d’ aliments transformés contenant des ingrédients d’origine animale. Alors que certaines compagnies incluent le « mode de production» sur leurs emballage (par exemple,  » en libre parcours » ou « en liberté ») , beaucoup d’autres pas ne le font pas. Il n’y a donc pas d’uniformité entre les produits, ce qui empêche les consommateurs de faire des décisions d’achat informées. La transparence et la cohérence en ce qui concerne les méthodes de production des produits d’origine animale et des denrées alimentaires contenant des ingrédients d’origine animale sont donc des domaines en grand besoin d’attention et de développement.

En tant que groupe représentant les consommateurs concernéspar les problèmes de bien-être partout au Canada, CETFA préconise ce qui suit :

– Des informations spécifiques concernant la méthode de production devraient figurer sur l’étiquette de tous les produits d’origine animale, et, dans le long terme , être également présentes sur l’emballage des aliments transformés contenant des ingrédients d’origine animale.

– La véracité de  l’étiquetage de la méthode de production devrait également être évaluée (certifiée) par le gouvernement ou par un tiers indépendant afin de s’assurer que les étiquettes soient significatives et qu’on puisse leur faire confiance – un autre domaine qui a grand besoin d’attention et de développement.

– L’information relative à la méthode de production qui se trouvera sur l’étiquette devrait être simple à comprendre, et exprimer clairement la principale caractéristique du système de production pour permettre au consommateur de savoir dans quelles conditions les animaux ont été élevés. Par exemple , les œufs peuvent être étiquetés «œufs de poules élevées en cage », « oeufs de grange » ou « œufs de libre parcours ». Cet étiquetage peut aider les consommateurs, qui sont de plus en plus préoccupés par le bien-être animal, à faire des choix éclairés, et est plus équitable pour les producteurs qui investissent dans des systèmes de protection procurant aux animaux de meilleurs conditions de vie.

– L’ étiquetage « Rituellement tués: animaux non étourdis avant l’abattage » devrait également être présent et obligatoire pour tous les produits provenant d’animaux tués sans étourdissement préalable, car ces produits correspondent à la fois à un nombre croissant de produits et à une préoccupation croissante des consommateurs.

En outre, CETFA estime que les politiques d’étiquetage des aliments concernant les fausses déclarations (concernant l’étiquetage ou la publicité mensongère ou trompeuse) doivent inclure les fausses déclarations concernant la méthode de production pour les produits animaux et les ingrédients d’origine animale.  Actuellement, les producteurs peuvent utiliser librement une variété de termes , tels que « frais de la ferme », « respectueux des animaux » , ou « qualité  assurée », alors qu’ il n’y a pas de normes pour comparer les méthodes de production, et qu’ aucune inspection n’est faite pour évaluer ces revendications. Les producteurs ne devraient pas être autorisés à mentionner sur les étiquettes des méthode de production  autres que celles qui seraient officiellement reconnue en vertu des règlements en matière d’étiquetage alimentaire.

Dans la même veine , les images ( photos, dessins, etc.) des animaux, des fermes ou des agriculteurs à la campagne qui suggèrent que la nourriture vendue provient d’animaux qui ont été élevés à l’extérieur (ce qui implique des normes de bien-être animal plus élevées) alors qu’ en réalité, les animaux ont été élevés de manière intensive avec les normes de bien-être minimales ou déficientes, devraient être interdites.

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